Être entrepreneur au temps du COVID

2 – Être Entrepreneur de TPE au temps du COVID n’est pas une sinécure même si pour les entreprises de taille plus importante, ce n’est pas facile non plus.

Les TPE sont les plus touchées par les fermetures administratives décidées lors des deux confinements. En effet, parmi les commerces ou activités dits non essentiels, nombres de restaurateurs, fleuristes, libraires, patrons de discothèques, et j’en oublie, sont à la tête de TPE.

Non seulement, ces structures par définition sont de petites tailles et donc plus vulnérables financièrement, mais elles ont moins accès à l’information, ou moins rapidement que les entreprises plus importantes, car elles n’ont pas de service juridique, ou ne font pas partie de réseaux ou de syndicats. Bien sûr elles bénéficient du conseil des experts comptables largement réquisitionnés en ces périodes troublées. Ce n’est pas suffisant.

Imaginez la panique d’un restaurateur ou d’un commerçant qui vient de faire des investissements dans son établissement juste avant l’épidémie. Imaginez que vous veniez de faire un emprunt de 50, 100 ou 200 000 euros et que vous n’ayez plus de revenus pour le rembourser par décision de la préfecture de votre département. Et pourtant vous ne savez faire que ça, être restaurateur, fleuriste ou libraire, vous avez fait ça toute votre vie, vous rêviez d’être indépendant, montrer vos talents, et tout s’arrête.

Bien sûr les pouvoirs publics ne sont pas responsables de l’épidémie, mais ils sont responsables de la gestion de la crise pendant l’épidémie. Bien sûr, il s’agit bien de protéger nos concitoyens d’un virus qui peut être mortel.

Outre le désastre financier, une des conséquences immédiates et futures de cette gestion et donc des interdictions d’ouverture, ce sont les séquelles psychologiques, humains, sociaux. Pour certains de nos collègues touchées par ces fermetures administratives, le risque psycho-social est encore mal évalué. Le problème est bien là, le risque sanitaire a bien été évalué quoique tardivement, mais le risque psycho-social, non. Or les faiseurs de normes ont bien listé dans nos documents uniques le risque psycho-social pour nos salariés, et c’est tant mieux, il n’en reste pas moins que nous sommes des travailleurs exposés aux mêmes risques.

On pourrait débattre à l’infini de l’opportunité d’ouvrir ou non, avec les protocoles sanitaires adéquats les boutiques ou activités fermées de nos consœurs et confrères. Certains lieux d’après les études récentes restent hautement contaminants.

La question urgente est de donner rapidement à ces TPE, une perspective, des moyens pour qu’ils s’organisent, et pas seulement une indemnité qui les exclu du fonctionnement de la cité en les éloignant du tissu social.