21 – TPE, osez l’international !

Vous vous dites, non, moi une petite entreprise, l’international c’est pas pour moi !

J’ai assez à faire avec mon marché local et puis, c’est trop compliqué ! Et puis, je ne parle pas anglais, ni espagnol, ni allemand …

Vous avez peut-être raison, mais peut-être avez vous tort aussi.

Sans aucun doute de nombreux métiers se prêtent mal au commerce international, pour des raisons techniques de faisabilité, de livraison, des raisons financières, ou liées au chef d’entreprise lui-même, dont les envies d’exotisme ne s’expriment pas franchement.

Pourtant, de nombreux métiers exercés par des TPE nécessitent un savoir-faire, une technicité, affichent un aspect ou utilisent une méthode, qui n’existent nulle part ailleurs. En cela, il serait dommage de se priver de partir à l’international, ou de priver les habitants de notre planète de nos produits ou services uniques.

En effet, la démarche pour atteindre des clients internationaux n’est pas si compliquée, puisqu’Internet nous permet de mettre à disposition de la planète entière, nos produits et services, à condition bien entendu de traduire les pages de nos sites au moins en anglais sinon dans les autres langues des pays visés. Les markets places ou plateformes de vente en ligne les plus connues sont colonisées par des milliers voire des millions de petits vendeurs spécialisés dans des niches commerciales et dont nous achetons les produits qu’on ne trouve pas localement. Alors pourquoi ne pas être présent sur ces plateformes ou de créer un site de vente en ligne soi-même ou avec l’aide d’un professionnel ?

Vous seriez étonné du résultat et de l’intérêt d’une colombienne, d’un russe ou d’une japonaise pour vos pâtisseries, textiles, maroquinerie, ou simplement le style de vos créations musicales ou graphiques.

Aujourd’hui, le monde est à portée de clic.

Pour autant, comme le dit le proverbe, les voyages forment la jeunesse et partir voir les pratiques de nos confrères dans d’autres pays, d’autres continents, permettent de collecter des idées, de confronter des techniques, et de s’enrichir personnellement au contact de dirigeants d’entreprises dont la culture est différente de la sienne.

Dans toutes les régions françaises, il existe des agences ou des programmes pour favoriser l’internationalisation des entreprises, et pas seulement les grandes. L’État s’est doté d’outil comme BPI Export et Business France pour épauler les entreprises quelque soit leur taille et les accompagner à l’international. Certes le coût peut être assez élevé pour partir à la conquête d’un marché lointain, mais des programmes comme l’assurance prospection permettent d’amortir ces coûts.

Enfin, de nombreux déplacements ou missions collectives à l’étranger, sont organisés et souvent financés par les CCI et les régions pour permettre de s’informer des opportunités dans un pays donné. Et il n’est pas interdit, qu’au cours d’un de ces voyages, vous reveniez avec un ou plusieurs contrats. C’est ce qui m’est arrivé en 2000 lors d’une mission collective organisée par la CCI de Grenoble et la Commission Européenne, au Japon, à l’issue duquel je suis revenu avec un contrat pour une entreprise de Tokyo. Inespéré non ? Mais véridique !

Depuis, j’ai une petite activité à l’internationale récurrente, qui représente bon an mal an jusqu’à 25% de mon chiffre d’affaires. Alors pourquoi pas vous ?

Il suffit de s’intéresser à d’autres cultures, à d’autres dirigeants différents de nous, et croire à l’attractivité de son produit ou de son service, parce qu’il est unique.

Dirigeants de TPE, osez l’international !